Le 4 mai, c'est la journée mondiale des pompiers

04 mai 2022
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Le 4 mai, c'est la journée mondiale des pompiers

L'histoire des pompiers de Pau vue à travers les archives

Nom
Archives communautaires Pau Béarn Pyrénées

Adresse
Avenue Gaston Lacoste, Pau, France

Téléphone
05 59 21 30 57

Tarifs
Gratuit

Adresse email
archives@agglo-pau.fr

Horaires
Du mardi au vendredi de 13h à 17h30

Le fléau des villes

Au Moyen-Âge, l’incendie est un des principaux fléaux des villes. Les autorités seigneuriales ou municipales s’occupent très tôt des mesures à prendre contre ce danger. Dès 1568, Jeanne d’Albret édicte des ordonnances destinées à “obvier aux inconveniens du feu qui adviennent ordinerement en son pays de Bearn…” Malgré ces mesures, plusieurs incendies ravagent la ville au cours des siècles suivants : citons par exemple celui qui a détruit le Parlement de Navarre en 1716.

L’organisation de la lutte contre l’incendie à Pau prend une autre dimension à partir des années 1770. En 1774, la ville s’équipe d'une pompe pour lutter contre l'incendie (pompe à mains constituée d’un baquet transportable et d’une lance rigide orientable) et d'une Compagnie de pompiers composée d’artisans.

La principale cause d’incendie étant un mauvais entretien des cheminées, le Corps de ville de Pau (ancêtre des conseils municipaux) décide en 1772 d'inspecter régulièrement des principales maisons et auberges du centre ville.

Ordonnance de Jeanne d’Albret, dame souveraine de Béarn, du 30 avril 1568

BB 1 - Archives municipales de Pau

Des Corps de garde au poste de sapeurs pompiers

En 1797, le projet de reconstruction du corps de garde* place de la Révolution, actuelle place Gramont, est approuvé. 

*construction servant à abriter les troupes et assurer la protection d'un site ou d'une ville.

En 1852, un nouveau projet de bâtiment attenant à la Nouvelle-Halle, actuelle place Clemenceau, est adopté par le Conseil municipal de la ville. Il abrite le corps de garde et sert également à conserver le matériel incendie. Un rapport de l’Architecte de la ville, toujours de la même année, nous apprend que le matériel se composait de 4 pompes à bras, 116 m de tuyaux en cuir (dont 1/3 devant être remplacés) et de 414 seaux.

En 1891-1892, des locaux sont construits dans la rue des Cultivateurs, actuelle rue Carnot, pour y installer un poste de police et un poste de sapeurs-pompiers.  

Plan du corps de garde, place de la Révolution, 1797

1M1/4 - Archives communales, Pau

Plan d'élévation sur la place de la Halle, 1852

1M1/4 - Archives communales, Pau

Des compagnies et des hommes

L’arrêté préfectoral du 24 septembre 1852 établit l’organisation d’une compagnie de sapeurs-pompiers. L’effectif est alors fixé à 80 hommes.

En 1931, le corps de sapeurs-pompiers de Pau est dissout à la suite d’un conflit entre officiers. La même année, un nouvel arrêté préfectoral autorise la reconstitution d’un nouveau corps de 51 membres avec 1 capitaine, Louis Péguilhan, et 3 lieutenants ou sous-lieutenants.

En 1952, les problèmes d’intercommunalité en matière de lutte contre l’incendie se posent. Le Syndicat intercommunal d’incendie et de secours de la région de Pau est alors créé.

Parallèlement, la ville de Pau estime que le nombre des hommes doit être augmenté. L’effectif est porté de 51 à 100 hommes avec :

  • un capitaine commandant de corps,
  • un capitaine adjoint,
  • deux lieutenants ou sous-lieutenants.

Le 20 mai 1955, est créé le SDIS : les services départementaux d’incendie et de secours.

Focus sur le registre de la Compagnie des pompiers : Sans-quartier et Prêt-à-boire pour vous servir

Focus sur le registre de la Compagnie des pompiers : Sans-quartier et Prêt-à-boire pour vous servir

Le registre commence par la liste des pompiers avec leurs surnoms, souvent très imagés : Prêt à boire, Sans peur, Brisefer, Laterreur, Va-de-bon-cœur, etc..

Suit la présentation du règlement du 15 juillet 1780. Ce dernier est accepté par les 12 hommes de la Compagnie, tous habitants de la ville et exerçant les métiers de serrurier, menuisier, charpentier, bourrelier, chaudronnier, sellier ou marchand.

Ces hommes s’engageaient à entretenir le matériel à leurs frais, notamment à graisser les tuyaux. Ils s'engageaient également à leurs frais à s'équiper d’un habit rouge à parements et revers noirs aux fins d’être reconnus.

33Fi421 - Camion de pompier de la ville de Pau sur lequel la grande échelle téléscopique est attelée, photo Montagne (s.d.). Archives communales, Pau

Le camion de pompier : un rêve de gosse

4 photos

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