Goya au musée : la tauromachie

13 janvier 2022
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Goya au musée : la tauromachie

L’exposition "Goya, témoin de son temps" est présentée au musée des Beaux-Arts de Pau du 23 octobre 2021 au 30 janvier 2022. Elle permet de découvrir une sélection de peintures et les grandes séries de l’œuvre gravée de l'artiste Espagnol qui révèlent sa vision très acérée de la société, ainsi que son regard dramatique et passionné sur la tauromachie.

Nom
Goya au musée : la tauromachie

Adresse
Musée des Beaux-Arts de Pau, Rue Mathieu Lalanne, Pau, France

Téléphone
05 59 27 33 02

Tarifs
Entrée gratuite - port du masque obligatoire

Adresse email
musee.beauxarts@ville-pau.fr

Horaires
Du mardi au dimanche de 11h à 18h

La Tauromachie dans l’œil de Goya

Francisco de Goya a déjà soixante-huit ans et termine à peine "Les Désastres de la Guerre" quand il entreprend sa troisième série de gravures : "La Tauromachie", qu’il tire d’un livre de Nicolás Fernández de Moratín, "Lettre historique sur l’évolution des corridas en Espagne" (1777).

Cette série est probablement exécutée pour deux ou trois grandes raisons bien distinctes. D’une part, la corrida fut une vraie passion chez Goya tout au long de sa vie. D’autre part, la censure et le tribunal de la Sainte Inquisition, récemment rétablis, ne s’attaqueraient probablement pas à ce sujet dépourvu de critique et de politique.

Par ailleurs, en proie à des difficultés financières, ce thème cher aux Espagnols semblait bienvenu pour se renflouer.

Cette série comprend quarante eaux-fortes dont trente-trois numérotées de 1 à 33 et sept de A à G. Elle se divise en trois parties :

- la première évoque l’histoire de la tauromachie en Espagne depuis les temps anciens.

- la deuxième est consacrée aux prestigieux toreros issus des deux principales écoles de tauromachie du XVIIIè siècle : l’école navarro-aragonaise (représentée par El Estudiante de Falces, Juanito Apiñani et Martincho) et l’école andalouse (représentée par Pepe Hillo et Pedro Romero).

- la troisième et dernière partie montre des “passes” à l’issue tragique.

En dépit d’un prix modeste, la série ne rencontra pas le succès escompté. L’une des principales raisons de son échec commercial lors de sa première publication est probablement la dimension trop dramatique que l’artiste donna à ces images de tauromachie : le public, qui la considérait comme un spectacle, n’apprécia pas le point de vue adopté par l’artiste.

Mais, à l’instar des Caprices, ces gravures allaient pourtant atteindre, par l’intermédiaire de marchands étrangers résidant en Espagne, la France, l'Angleterre, la Russie et même la Suède, révélant ainsi le génie de l’artiste hors de son pays.

Tauromachie 4 - « Capean » (évasion avec la cape) un autre [taureau] enfermé

Quelques œuvres gravées de la série Tauromachie

5 photos

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