Dans les ateliers du Bel Ordinaire : retour sur les résidences depuis mars !

27 avril 2022
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Dans les ateliers du Bel Ordinaire : retour sur les résidences depuis mars !

Tout au long de l'année le BO soutient la création en accueillant des artistes en résidence. Poussez les portes de nos ateliers : chaque premier samedi du mois, et pour tous les derniers samedi de présentation d’une exposition, les artistes présents vous accueillent de 15h à 19h afin d'échanger avec vous sur leur pratique et leur recherche en cours. Si vous n’avez pas l’occasion de venir au BO au moment des portes ouvertes, consultez sur notre site internet les textes, interviews vidéos et photos en atelier pour une découverte à distance de ces différentes résidences.

Nom
le Bel Ordinaire

Adresse
Allée Montesquieu, Billère, France

Téléphone
0559722585

Tarifs
entrée libre | accessible aux personnes à mobilité réduite

Adresse email
d.courtade@agglo-pau.fr

Horaires
ouvert du mer. au sam. de 15h à 19h du 22/09/21 au 25/06/22 y compris les jours fériés

Léo Gaullier

Léo Gaullier

Léo Gaullier revient pour le second temps de sa résidence de recherche, commencée en janvier, autour de la typographie et de son omniprésence dans notre quotidien. L’interlude entre ces deux moments de résidence aura permis à Léo de faire des recherches et des choix, pour affiner les objectifs et le programme à venir.

« Le premier temps de ma résidence portait sur des expérimentations micro typographiques à l’échelle du dessin de la lettre. Le deuxième temps portera sur des expériences d’affichage, macro typographiques. Je souhaite explorer les possibilités interactives que nous proposent les plateformes vidéo ludiques pour des contenus destinés à la consultation. L’AR, réalité augmentée, ou la VR, réalité virtuelle, nous offrent des espaces dynamiques au fort potentiel d’interaction avec l’utilisateur. Le passage du plan de la feuille à la profondeur d’un univers immersif implique de faire communiquer des règles de composition bien établies pour profiter de tout le potentiel des univers numériques. Ces espaces sont entièrement paramétrables et peuvent s’ajuster en fonction du contenu, de la même manière que doit le faire une police de caractères. »

Clémentine Fort

Clémentine Fort

Avec toujours comme ligne d'arrivée en vue l'exposition Un cheval sous le tapis qui sera présentée dans la petite galerie à partir de mars 2023, nouveau temps de création au BO pour Clémentine Fort qui se concentre pendant ce séjour sur une étape de présentation (à partir du 15 avril) à la galerie continuum. à Bordeaux. Clémentine Fort y présentera deux pièces inspirées des courses hippiques résonnant entre elles, tout en les transposant dans un rapport à l’espace domestique qui leur est à priori étranger.

D'une part, une grande pièce textile colorée, aux motifs géométriques répétitifs fabriquée manuellement et dont le feutre de laine utilisé pour sa réalisation renvoie aux tapis de selle destinés aux chevaux, mais dont l'accrochage vertical proposera une lecture plus directe et franchement picturale comme celles des tapisseries qui décorent les murs de certaines maisons. Et d'autre part, une sculpture légère, presque aérienne, inspirée des parcours de saut d’obstacles prendra place au sol. Cette fois ce sont le motif, la matière et le mouvement qui sont montrés à travers le geste sculptural qui l’accompagne. Il s’agira donc pour Clémentine Fort avec ces deux pièces autonomes d'interroger l’espace d’habitation qui les accueille et d'utiliser l’espace domestique pour générer des formes hybridées par ce qui lui est extérieur.

Jean Bonichon

Jean Bonichon

Jean Bonichon est un artiste dont la pratique est protéiforme : combinatoires scénographiques, vidéos, performances, photographies, sculptures. La complémentarité entre des recherches menées sur des territoires inconnus, des installations combinées ou in situ et une pratique d’atelier, lui permet de trouver un équilibre à travers ces différents médiums. Tout en interrogeant l’absurde, son travail soulève des problématiques contemporaines avec un regard décalé, parfois amusé.

« Les coiffes sont des marqueurs de l’identité pour de nombreuses régions ou cultures. Reprenant l’idée du couvre-chef d'un territoire, j’imagine une collection de coiffes éclairées destinées à être arborées dans l'environnement paysagé. Les mises en scène de personnages irradiés de couleur dans le paysage garderont trace dans une série de photographies. Le projet des coiffes lumineuses est né de l’observation de l’environnement nocturne urbain, des enseignes lumineuses. Par son aura lumineuse, chaque coiffe délimitera un espace insulaire autour du porteur perdu dans les grandes étendues. Afin que les images offrent une ambiance singulière, les prises de vue seront réalisées à l'aube. Je vais façonner les objets/coiffes lors de ma résidence au Bel Ordinaire ».

Natacha Sansoz & Cocktail

Natacha Sansoz & Cocktail

Au cœur du travail de Natacha Sansoz : le textile, la fibre, le relationnel et les rencontres.

Elle fonde l'association TRAME, installée à Oloron Sainte-Marie, rampe de lancement du projet CAYOLAR (cabane de berger), sorte de campement insolite, dispositif à activer pour créer des protocoles de rencontres autour de résidences collectives itinérantes, pour questionner et expérimenter diverses problématiques intrinsèques au territoire de montagnes autour de l’expérience « d’habiter un espace ». Depuis 2020, la coordination du projet est renforcée par Lucie Lafitte et Chloé Serieys, artistes et graphistes du collectif Cocktail, avec qui Natacha Sansoz poursuit son idée de réunir un groupe éclectique transfrontalier pluridisciplinaire s'intéressant aux idées d’habitat, de construction et aux rapports à la montagne, à la protection, au quotidien, aux besoins sommaires.

« Ce premier temps de résidence à trois - "noyau dur" de Cayolar - au BO est l’occasion, comme on travaille la laine, de rassembler toute la matière récoltée, de la transformer à l’épreuve de nos différentes sensibilités. Un travail d’assemblage, de façonnage, d’écritures de récits s’annonce. Au programme : archives vidéos, photographiques et sonores de l’expérience passée, feutrage de laine, tests en volume, en espaces, développement des idées agglomérées. »

Ludivine Mabire

Ludivine Mabire

Ludivine Mabire est designer graphique, sa pratique se concentre sur le design éditorial, la photographie et le dessin, entre mouvements communs et recherches personnelles qui s'entrecroisent et se nourrissent.

« Je travaille sur la « cocollection », un dispositif de conception éditoriale et graphique que j'ai mis en place. J’invite des artistes à me confier des contenus jusqu’alors inexploités avec lesquels, je conçois une forme publiée chaque fois différente. Chaque objet est l’occasion d’un cheminement avec l’artiste puis d’une nouvelle circulation des images. Au BO, je vais dessiner un plan de collection en travaillant sur plusieurs ouvrages. Je mènerai des recherches typographiques, de formats, de papiers, de couleurs, de façonnages et d'impressions. J'expérimenterai à partir des contenus qui m'ont été confiés avec pour objectif de concevoir les premières maquettes des futurs objets. »

Lucas Laperrière

Lucas Laperrière

Le travail photographique de Lucas Laperrière, socle de sa pratique artistique, donne lieu à diverses mises en forme : sculpture, gravure, tirage argentique et numérique, impression à la rouille, cyanotype. Le Bel Ordinaire et la Maison de la Montagne l'invitent, dans le cadre d’une exposition, à prolonger les réflexions et pistes plastiques qu'il a parcourues lors de sa résidence de recherche au BO au printemps 2021. Dans cette dernière ligne droite de production dans nos ateliers, il met en forme deux pièces en tissu imprimé qui, alliées à une série de photographies tirées au cyanotype, composeront l'exposition « Érosions » à la Cité des Pyrénées.

« Comment faire un parallèle entre temps de création, temps géologique et le temps qu’il est nécessaire à l’homme pour façonner la montagne ? Comment comprimer différents points de vue dans une image ? Je veux opérer la fonte de la carte en relief que mon grand-père a accroché au mur de sa cuisine, d’une table d’orientation peinte à la main et d’une image de Walter Niedermayr en un objet intelligible. Je veux discuter de la mise à feu des prairies pentues encore détrempées par les neiges fondues de l’hiver qui s’achève. »

Yonsoo Kang

Yonsoo Kang

Yonsoo Kang prépare une exposition avec les dessins qu'elle a réalisés pendant différents cours de l’Atelier Dantza, école de danse située à Pau. Saisis sur le vif, ces dessins représentent les danseurs, leurs corps lors de multiples phases de mouvements. Pendant sa résidence au BO, Yonsoo Kang va expérimenter, à partir de ces croquis, la question du mouvement dans le dessin. Il s’agira de prolonger l’expérience du regard, de la décliner sur papier par différents gestes, d'explorer des lignes, de varier leurs rythmes, de tester des mises en couleurs…

« Avec cette pratique du dessin, je tenterai de me rapprocher de l’état de danse que chaque danseur vivait à sa manière au moment où j'en prenais note par le croquis dessiné. Il s'agit ici pour moi d'exprimer par le dessin des sensations dynamiques et vivantes. »

Béranger Laymond

Béranger Laymond

Béranger Laymond vit et travaille à Pau et en Pays Basque. Il emprunte ses thèmes et concepts à l’énergie culturelle qui gravite autour des minorités. Les communautés en marge, qu’elles soient sociales ou artistiques, poussées à inventer leurs propres codes en dehors de la culture dominante, regorgent d’un répertoire esthétique et critique riche, propice à questionner l’actualité. Inspiré par le punk, le cinéma d’horreur et de série B des années 70 indissociables d’un contexte de crise sociale, il réalise des installations-microcosmes. C'est à travers ces œuvres miroirs que l’artiste déploie dans l’espace ses intuitions à propos de mondes contemporains en constante restructuration.

« Mon travail s’est orienté - avec le confinement de 2020 - vers la peinture sur toiles de lin non enchâssées. Ces peintures se composent d’éléments picturaux fonctionnant par divers effets de contrastes et arborent une palette de couleurs vives, à mi-chemin entre un décor cyberpunk, une vue au microscope et un voyage astral. Ce temps de résidence au BO est dédié à l’expérimentation de divers modes d’accrochage qui permettront de faire aboutir le travail amorcé avec ces peintures, quitte à les modifier. L'objectif est d'intégrer des matériaux aux toiles, puis de constituer une installation liant plusieurs toiles dans un même espace, faisant évoluer ce travail de la peinture au volume. »

Le BO c’est aussi des expositions variées à découvrir toute l’année

En ce moment, venez découvrir A Secret Chord et Spéléo mentale au BO, et également Érosions de Lucas Laperrière à la Cité des Pyrénées à Pau.

Jetez un coup d'œil à notre programmation !

Au BO, les rendez-vous réguliers 

Tous les premiers samedi du mois et le dernier samedi de chaque exposition :

15h - 19h : portes ouvertes des ateliers + d'infos et inscription ici

15h15 : visite guidée du BO (45mn) + d'infos et inscription ici

16h : visite guidée de l’exposition et atelier créatif (2h) + d'infos et inscription ici

Le Bel Ordinaire côté pratique
Le Bel Ordinaire, espace d'art contemporain et de design graphique

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