Dans les ateliers du Bel Ordinaire : retour sur les résidences depuis janvier !

21 février 2022
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Dans les ateliers du Bel Ordinaire : retour sur les résidences depuis janvier !

Tout au long de l'année le BO soutient la création en accueillant des artistes en résidence. Poussez les portes de nos ateliers : chaque premier samedi du mois, et pour tous les derniers samedi de présentation d’une exposition, les artistes présents vous accueillent de 15h à 19h pour échanger avec vous sur leur pratique et leur recherche en cours. Si vous n’avez pas l’occasion de venir au BO au moment des portes ouvertes, consultez sur notre site internet les textes, interviews vidéos et prises de vue pour une découverte à distance de ces différentes résidences.

Nom
le Bel Ordinaire

Adresse
Allée Montesquieu, Billère, France

Téléphone
0559722585

Tarifs
entrée libre | accessible aux personnes à mobilité réduite

Adresse email
d.courtade@agglo-pau.fr

Horaires
ouvert du mer. au sam. de 15h à 19h du 22/09/21 au 25/06/22 y compris les jours fériés

Léo Gaullier

Léo Gaullier

Diplômé de l’ESAD de Pau en design graphique, Léo Gaullier s'intéresse plus précisément à la typographie qu'il qualifie de « science variant d’une région du monde à l’autre ». En 2016, un voyage en Chine, où il passe 4 semaines à Wuhan, s'avère riche en questionnements et en réflexions post-voyage qui viennent nourrir la préparation et la présentation de 3 expositions. Il achève ses études en formation post-diplôme en dessin de caractères à l’EsadType d'Amiens.

« Pour moi, la typographie est une discipline essentielle qui nous accompagne tous au quotidien. Certains caractères typographiques ont un but technique et sont destinés à l’impression d’un annuaire et/ou à faciliter l’écriture d’un langage ; alors que d’autres sont purement esthétiques et utilisés pour des enseignes ou des graffitis. Dans les deux cas, ce sont toujours les mêmes lettres, mais dont les usages poursuivent des buts différents.

Aussi, je souhaite lors de cette résidence mettre en avant le caractère omniprésent et universel de l’outil typographique pour donner à voir et à réfléchir sur son importance et ainsi provoquer des questionnements, autant chez les novices que chez les experts. Cette résidence sera le terrain d’évolution de tous ces questionnements traduits par des expérimentations. Elle sera aussi l’occasion de réfléchir à une théâtralisation de la présentation des travaux en cours. »

Flore de Maillard

Flore de Maillard

Diplômée de l’ENSAV de la Cambre à Bruxelles en design textile en 2013, Flore de Maillard enrichit son cursus par un voyage de recherche en Afrique de l’Ouest et une immersion de deux ans dans différentes industries textiles flamandes. En 2016, elle part vivre deux années en itinérance sur les chemins de Compostelle et travaille avec des jeunes en réinsertion. À partir de dispositifs élémentaires, Flore invite les groupes qu'elle rencontre dans la transformation de matériaux souples, souvent textiles. Elle s’intéresse aux populations en marge, le milieu psychiatrique et les lisières géologiques du paysage figurent parmi ses principaux terrains d’investigation.

« Quand je me retrouve seule, je m’interroge sur la trace de ma propre expérience et celle des autres. Je glane leurs traces, des bouts de fils, des morceaux de tissus, témoins de la rencontre et du geste partagé. Pendant cette résidence au BO, je vais poursuivre Les formes denses, un cycle de travail entamé il y a deux ans où je crée des formes à partir de ces traces. Je veux radicaliser le geste répétitif, qui agrège, emballe et embobine les traces de mes projets avec des collectifs. De la taille de mon pouce à celle de mon corps tout entier, ces formes sont rondes comme des pelotes et appellent à être mises en mouvement, entre installation et performance. »

Nathalie Bekhouche

Nathalie Bekhouche

Nathalie Bekhouche développe sa démarche artistique en conjuguant une pratique plastique et technique du tissage et une approche conceptuelle du langage, de la mythologie, du récit et de la transmission. Installée depuis 2019 dans l’un des ateliers de l’association MilleFeuilles, dont elle devient membre du conseil collégial, elle mène un travail de recherche sur l’art participatif et le tissage en milieu scolaire, en parallèle de projets d’expositions.

Pour cette résidence au BO, son projet s'articule autour de l’identité et l'histoire de Jacques Anquetil, un tisserand méconnu, dont l’existence est effacée par celle de son homonyme, célèbre cycliste. Elle souhaite mettre en avant le travail et la vie du tisserand, tout en tissant systématiquement des liens avec l’univers du cyclisme.

« Mon projet est de fabriquer un métier à tisser à partir des morceaux d’un vélo Jacques Anquetil. Cette sculpture mobile associera l’univers de l’un à celui de l’autre, dans l’espoir d’entremêler les deux Jacques Anquetil, autant techniquement que symboliquement. Un texte accompagnera cette sculpture, comme une sorte de description scientifique et poétique fictive de l’outil. »

Natacha Sansoz & Cocktail

Natacha Sansoz & Cocktail

Au cœur du travail de Natacha Sansoz : le textile, la fibre, le relationnel et les rencontres.

Elle fonde l'association TRAME, installée à Oloron Sainte-Marie, rampe de lancement du projet CAYOLAR (cabane de berger), sorte de campement insolite, dispositif à activer pour créer des protocoles de rencontres autour de résidences collectives itinérantes, pour questionner et expérimenter diverses problématiques intrinsèques au territoire de montagnes autour de l’expérience « d’habiter un espace ». Depuis 2020, la coordination du projet est renforcée par Lucie Lafitte et Chloé Serieys, artistes et graphistes du collectif Cocktail, avec qui Natacha Sansoz poursuit son idée de réunir un groupe éclectique transfrontalier pluridisciplinaire s'intéressant aux idées d’habitat, de construction et aux rapports à la montagne, à la protection, au quotidien, aux besoins sommaires.

« Ce premier temps de résidence à trois - "noyau dur" de Cayolar - au BO est l’occasion, comme on travaille la laine, de rassembler toute la matière récoltée, de la transformer à l’épreuve de nos différentes sensibilités. Un travail d’assemblage, de façonnage, d’écritures de récits s’annonce. Au programme : archives vidéos, photographiques et sonores de l’expérience passée, feutrage de laine, tests en volume, en espaces, développement des idées agglomérées. »

Fanny Gicquel

Fanny Gicquel

Fanny Gicquel vit et travaille à Rennes. Dans le cadre de sa résidence de recherche au BO, elle a poursuivi son travail sculptural et chorégraphique en le mettant en relation avec les notions d’archives et de partitions comme outils de transmission et de création. À partir de créations graphiques à la croisée du dessin contemporain et de l'écriture chorégraphique elle va expérimenter les frontières et les limites entre des façons de témoigner, de dessiner et d'écrire le mouvement.

« J’élabore des environnements à l’intérieur desquels j’expérimente la présence du corps dans l’espace et le temps de l’exposition. Mon travail se situe à la jonction du rituel, de la performance et du processus artistique. À travers la lenteur, mes performances invitent au ralentissement et à la contemplation jusqu’à créer des images proches du tableau vivant. j’essaye de créer une nouvelle syntaxe qui interroge nos modes de relation et notre promiscuité contemporaine. »

Roméo Julien et Théo Mouzard

Roméo Julien et Théo Mouzard

Roméo Julien est diplômé de l’École de l’image d’Angoulême. Sa pratique, d'abord tournée vers le dessin et la bande dessinée, se déplace à partir de 2016 peu à peu vers la peinture et un travail en grand format. Celle de Théo Mouzard se conjugue dans les champs de l’art, de l’architecture et de l’artisanat en partenariat avec plusieurs collectifs. Roméo collabore pour la première fois avec Théo et le collectif ETC autour du projet Papomo en 2019.

« Depuis de nombreuses années et dans de nombreux pays, nous voyons le peuple s’emparer de la rue contre les injustices sociales et environnementales, contre l’ordre établi, pour défendre des territoires et inventer des alternatives politiques. Notre recherche porte sur la créativité qui se dégage de ces mouvements sociaux et sur la possibilité de l’artiste de la soutenir, par la technique et par la possibilité de rituels.

Nous imaginons, durant cette résidence au BO, un travail textile et graphique autour du signe dans la ville, soulignant la dimension extraordinaire d'objets de rituels et signifiant leur aspect collectif. Avec le textile comme point de départ, nous allons tester des formes, des mots, des flottements, des structures haubanées et des pistes d’envols, liés à nos deux pratiques respectives, pour imaginer les intégrer plus tard dans des moments collectifs de rassemblement. »

Le BO c’est aussi des expositions variées à découvrir toute l’année

En ce moment, venez découvrir Noir Néon, et à partir du 2 mars A Secret Chord. Jetez un coup d'œil à notre programmation !

Au BO, les rendez-vous réguliers 

Tous les premiers samedi du mois et le dernier samedi de chaque exposition :

15h - 19h : portes ouvertes des ateliers + d'infos et inscription ici

15h15 : visite guidée du BO (45mn) + d'infos et inscription ici

16h : visite guidée de l’exposition et atelier créatif (2h) + d'infos et inscription ici

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Le Bel Ordinaire côté pratique
Le Bel Ordinaire, espace d'art contemporain et de design graphique